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Geographiant 2.0

Le travail de HREV a toujours eu un important composant spatial. Tous les matériels et documents où ce composant domine sont regroupés dans cet espace.

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Otramérica

Otramérica (Autramérique) est un nouveau média numérique portant sur l'Amérique latine et les Caraïbes.

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Géoateliers

Cet espace a été créé pour assurer le suivi et la consolidation des formations SIG données par HREV.

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Observatoire Pacifique et Territoire

HREV a participé depuis le début du projet (octobre 2008) au développement conceptuel et opérationnel de l’Observatoire.

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Otramérica: 6 mois de route

Otramérica a vu le jour clandestinement le 1er mai et nous avons informé de son existence fin juin. Depuis, 122 000 visites au total et 57 000 visiteurs uniques. Et, le plus important, des centaines d’histoires, de regards multiples réunis dans ce creuset d’humanités.

Lorsque le regard est partagé, grandit, grossit, se multiplie, se fait multitude. Et c’est ce qui arrive avec Otramérica. Nous fêtons aujourd’hui six mois en ligne (un soupir dans le temps des ancêtres) et ceux qui tiennent les comptes de cette modernité numérique déconcertante nous disent que nos pages ont été visitées 120 000 fois et que 57 000 personnes que nous ne connaissons pas font maintenant partie de notre communauté.

Nous savons que la plupart de nos entrées proviennent de tous les coins (avec en tête la Colombie, l’Espagne, l’Argentine, le Panama, le Mexique, le Pérou, la Bolivie, le Chili, les Etats-Unis, le Costa Rica, le Venezuela et l’Equateur) et nous avons de nombreuses autres données qui, en fait, ne nous intéressent pas: parce que nous ne sommes pas en compétition, nous ne sommes pas dans une course, mais sur un chemin, dans un processus aussi long que le sera la lutte pour la dignité des peuples.

Brève nostalgie

Nous avons rêvé d’Otramérica alors qu’une partie de notre équipe (celle de Human Rights Everywhere) vivait au Panama et que nous tentions de rendre visible la réalité que les médias conventionnels ne voulaient pas montrer. Au début, le défi nous dépassait; ensuite, la certitude de sa nécessité nous a poussés. Du rêve à la réalité, de nombreuses lunes ont passé: Otramérica est passé de projet régional à portail global; une partie de notre équipe a été expulsée du Panama en raison de son soutien aux communautés indigènes et de sa lutte contre les mégaprojets miniers; les espoirs d’obtenir des fonds ne menaçant pas notre indépendance sont partis en fumée…

Alors? La force du devoir, la tâche incessante de décoloniser notre pensée et de multiplier les alternatives, l’indispensable travail consistant à relire les droits et les sociétés à partir de points de vue multiples mais toujours alternatifs. Grâce à l’engagement de Rodrigo Fino et de Paula Ripoll à Buenos Aires, au travail monumental de Carlos Reyes au Panamá et de son équipe technique en Colombie, à l’appui conceptuel et au soutien sans limites de Hélène Le Du et de Fidel Mingorance au Luxembourg, aux avis et au regard critique de Sofía Izquierdo, et à la coordination de l’équipe de base, Otramérica était plus ou moins prête en avril 2011 (presque huit mois après avoir commencé).

Le 21 juin 2011, depuis une sorte d’exil, nous avons présenté Otramérica à la Maison des Amériques à Madrid, avec la magnifique présence et l’appui de Mayte Carrasco (pour Reporters sans Frontières) et du très engagé José Manuel Martín Medem. Nous avons pu y écouter des leaders, des communicateurs et des activistes qui ont analysé le pourquoi de quelque chose comme Otramérica. D’autres médias en ont également parlé, racontant notre naissance et décrivant nos traits.

Depuis, nous n’avons pas arrêté: deux routes alternatives (Guyane française/Surinam/ Guyana et Honduras/Guatemala), environ 90 collaborateurs, près de 200 histoires publiées, 60 vidéos, une librairie toujours plus fournie, des références à 160 blogs clefs pour parcourir l’Amérique latine et les Caraïbes…

Nous avons appris et gagné en maturité. Notre pari reste clair: nous sommes partiaux, parce que notre regard part toujours du point de vue des communautés; mais nous radicalisons notre pari tout en gagnant en pluralité de regards. Nous avons encore beaucoup à parcourir. Il y a des pays que nous couvrons mal, des réalités qui nous échappent. Nous y arriverons. Nous avons également appris qu’il y a des personnes prêtes à raconter leur histoire dans chaque recoin de la géographie otraméricaine, que notre rêve d’un financement pluriel fondé sur les dons des utilisateurs est presque impossible ( chacun est déjà tant engagé dans ses micro et macro luttes qu’il est difficile de contribuer à une nouvelle bataille) et que pour maintenir notre indépendance, nous devons accepter la précarité de l’argent coexistant avec la richesse des expériences. Nous avons renforcé les liens avec de nombreux compagnons d’Otramérica, par exemple El Ciudadano [Le Citoyen] (Chili), Antropología de Género [Anthropologie de Genre] ou La Silla Vacía [La Chaise Vide] (Colombie), Mujeres Creando [Femmes Créant] ou El mAERTadero (Bolivia), Espacio Común, El Kolectivo [Espace commun, Le Kollectif] et le Centro de Estudios Estratégicos [Centre d'Etudes Stratégiques] (Panama), Traficantes de Sueños [Trafiquants de Rêves] ou Frontera D [Frontière D](Espagne), Rebelión [Rébellion] (global), entre autres…

Aujourd’hui nous célébrons, nous vous remercions et nous vous invitons à voir une sélection de certaines des histoires les plus passionnantes que nous avons recueillies et multipliées.

Cordialement, de la part de toute l’équipe, de chaque recoin de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Certaines (et seulement certaines) des histoires d’Otramérica

Il est difficile de dire quelles ont été les histoires les plus marquantes, tant elles sont nombreuses, mais en voici quelques unes [en espagnol]: